transports en commun

Publié le par nico

Une semaine après mon arrivée se tenait le second tour des élections municipales à São Paulo et dans pas mal d'autres villes. Ici, les deux candidats affirmaient : il faut renforcer les transports en commun.

Il y a à peu près autant de réseau de métro à
São Paulo qu'à Lyon, alors que la ville est je ne sais combien de fois plus grande et peuplée. Il est donc question de construire de nouvelles lignes de métros (deadline : la coupe du monde de foot de 2014). Mais c'est très difficile de creuser sous des milliers de buildings hérissés sur d'abruptes collines. Il y a eu des accidents, un immeuble s'est effondré il y a quelques mois, des dizaines d'autres ont été endommagés. Les travaux ont pris du retard. En attendant, les gens qui habitent près de stations de métros sont des privilégiés.


En revanche, des arrêts de bus, il y en a partout. Il y aurait plusieurs centaines de lignes de bus différentes. Autrefois, faute de politique publique des compagnies privées fonctionnaient quartier par quartier, chacune avec ses propres tarifs et parcours.Depuis, la mairie a passé un contrat avec ces compagnies pour que les voyageurs puissent changer d'autobus 3 fois sans repayer.

Mais le bus, c'est cher. Des militants pour la gratuité des transports en commun que j'ai rencontré à la fac m'ont expliqué que la contractualisation des compagnies par la mairie restait très opaque. On ne sait pas combien ni sur quelle base la mairie verse de l'argent aux compagnies. Et le prix du billet (2,3 reais = 1 euro environ) est très clairement prohibitif pour pas mal de gens.


Quand je passe à vélo le long d'un arrêt de bus, je vois souvent des visages fatigués. Des gens qui guettent, inquiets, l'arrivée de leur bus. J'ai déjà rencontré plusieurs personnes qui m'ont affirmé que leur trajet quotidien en bus durait 1h30 (aller simple), "du moins quand le traffic n'est pas trop mauvais ! "


Je ne sais pas pour qui ces galériens des transports en commun auront voté.

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